BELYA,
espace pédagogique au coeur de la forêt, offre
un voyage à travers la flore, le pays d'antan,
les chants et les danses populaires de la
Martinique. Des classes d'élèves y viennent
découvrir, à travers les ateliers, leur
origine réelle. Des touristes visitent
également ce lieu de concentré authentique de
notre culture. Des prix décernés par les
autorités touristiques martiniquaises ont
consacré cette entreprise dans laquelle nos anciens se retrouvent et notre jeunesse
s'enracine.
Concentré authentique de notre culture, phare de notre
identité, l'activité de BELYA se déroule généralement en journée dont un court spectacle de musique au son du
tambour, un seul tambour.
En
réalité, BELYA s'est toujours organisé pour
respecter la tranquillité d'autrui.
Depuis 3 mois, BELYA est condamné pour "tapage injurieux",
comme à la sombre période de l'esclavage, par un juge méconnaissant les réalités de la Martinique, ou
missionnaire pour combattre notre culture ! Mona, Ti-Emile et bien
d'autres de nos repères se retournent dans leur tombe !
À cause de plaintes
portées par 2 personnes qui habitaient à 150 mètres derrière des haies de bambou, de
courbaril et de mahogany, alors que la majorité des riverains et voisins
soutiennent BELYA, les emplois créés sont en danger de mort dans un
pays de chômage endémique.
Toute la dynamique générée autour de l'activité de BELYA depuis 3
ans et qui profite aux acteurs économiques de la commune de
Saint-Joseph comme aux organismes culturels et touristiques de la
Martinique est menacée.
BELYA
est condamné pour activités de jour durant le
carnaval, un mariage, une soirée "contes
et poésies", une soirée pour l'ODTM qui
recevait des voyagistes et des journalistes
canadiens. Tout cela sur une période de trois
ans ! Veut-on anéantir toute initiative
économique martiniquaise ?
Martiniquaises,
martiniquais, nous devons empêcher que l'on tue
BELYA qui crée des emplois, valorise notre
culture et notre identité au-delà de nos
frontières.
Puisque
la majorité des riverains et voisins
soutiennent BELYA, cette décision injuste de la
justice française, qui veut censurer notre
patrimoine, doit être revue "au nom des
faits et de l'intérêt général".
L'affaire
vient en appel le jeudi 7 février 2002 (*), les juges
doivent annuler leur décision afin de rendre un
jugement "au nom du peuple". Nous
devons aussi faire respecter notre culture.
Qualifier l'activité de BELYA et la musique
ancestrale du tambour de "tapage
injurieux" (*) est un acte de mépris
vis-à-vis des martiniquais.
(*)
Art R 623 du Code Pénal
- Excuses
et réparations sont à obtenir
- TOUT
MOUN DOUBOUT POU KILTI NOU
-