Danses pour quatre couples, les quadrilles faisaient partie des contredanses d’origine anglaise. Danse de cour et danse bourgeoise en France au XVIIe siècle, ils remplacèrent les menuets dès leur arrivée dans les colonies. 

Les quadrilles se décomposent en quatre danses : le pantalon, l’été, la poule, la pastourelle.

Les quadrilles ont bien vite été délaissées par les classes bourgeoises de la Martinique, se pliant ainsi aux exigences de l’Eglise qui continuaient sa croisade contre le tambour. En effet, les Nègres aimaient imiter les danses de leur maîtres, mais ayant essentiellement des instruments de percussions, les accommodaient suivant leurs moyens. Ainsi, utilisant les tambours en toutes occasions, pouvaient-ils donner un rythme et une teneur toute particulière à leur interprétation, ce qui déplaisait à ceux qui n’avaient que le souci d’être le plus ressemblant possible aux parisiens.

Les quadrilles firent cependant la joie des classes populaires pour leur grâce et leur pureté. Jouées au violon et au piano à la ville, l'instrumentation des quadrilles étaient plus riches à la campagne : accordéon, tambour dibas, chacha (tube creux contenant des grains et que l’on secoue), triangle, siyac (sorte de grattoir de la famille des « bruiteurs »), violons, commandeur. Le commandeur était généralement un homme qui dirigeait la danse, s’exprimant dans un langage mêlant créole et français. Comme l’indique son nom, il commandait aux danseurs les figures à exécuter. 

En Martinique, ces contredanses faisaient alterner les valses à deux temps et les valses à trois temps.