|

|
La
mazurka créole se compose de deux parties distinctes : l’une
rapide, accompagnée du rythme créole de bélia, l’autre, plus lente
appelée « la nuit », accompagné d’un mazerek auquel on
supprime la première croche. On dit que la mazurka favorisait le
rapprochement des partenaires car c’était la première dans par
couple introduite dans les îles. Cette partie lente permet aussi la
modulation d’une pièce mineure sur la partie rapide vers le mode
majeur sur la partie lente.
L’originalité
de cette forme musicale tient au fait que le deuxième temps est
marqué d’un arrêt, et en Martinique, d’un pas piqué,
alors que les autres pas sont glissés. Pour favoriser ce
mouvement, les musiciens marquent l’arrêt par répétition à
l’octave de la note du premier temps. |
|
Arrivée
en Martinique vers 1830, la mazurka créole est un savoureux mélange de
mazerek (mazurka traditionnelle polonaise) et de bélia (forme ternaire
du bèlè).
Au début du XIXe siècle, Frédéric Chopin développa à Paris un répertoire
romantique s’inspirant du folklore polonais. La mazurka de salon était
une danse lente exigeant grâce et souplesse, ce qui fit son succès
auprès des Martiniquais. |