Dans la région du Nord Caraïbe (Schoelcher, Morne-Vert, Bellefontaine, Carbet, Fond Saint Denis), les petits paysans pratiquent encore la musique « lasoté » lors des travaux d’entraide agricole. Le lasoté regroupe deux rythmes : gran son et mazon qui sont respectivement utilisés pour le labour de la terre de bas en haut et le sillonnage (« fé siyon ») de haut en bas.

L’orchestre du gran son se compose de  deux ou trois kryè qui se relaient pour donner les couplets, de deux ou trois bwatè qui jouent sur un bambou et de joueurs de kon’lanbi. Un ou deux tambours exécutent le rythme de base du gran son (« tambou ka fé roulman ») et un autre fait des improvisations (« tambou ka fé son »). Pour jouer mazon, le même orchestre est utilisé à l’exception des ti-bwa.

Mis à part les conques de lambis, on retrouve cet orchestre pour la musique "grage maniok". Toutefois ici, l'association chant-choeur réapparaît. De plus, cette musique était aussi utilisé pour les "téraj kay" (construction de l'emplacement d'une maison ou mise en place de l'enduit d'une palissade).

Enfin, toujours la région Nord Caraïbe, on pratiquait la musique "rivyè leza" qui rythmait une danse éxécutée par des hommes  munis de bâtons (à ne pas confondre avec les "konba baton"). La "rivyè leza" pouvait accompagner encore les "téraj kay".

Dernière mise à jour le 22/12/01