Après la journée, on dansait le ladja ou le danmyé. Le danmyé permet de se délasser après le labeur; son rythme est rapide et enjoué. Il invite à danser. C’est aussi une forme douce de la danse interdite de ladja. 

Le ladja est une danse de combat accompagnée de tambour, ti-bwa et chant. Il fut interdit par l’Eglise catholique à cause de l’utilisation du tambour (les Africains utilisaient le tambour pour communiquer avec leurs divinités). Plus lent que le danmyé, ce qui lui donne un caractère plus grave, il était pratiqué le samedi soir. Seuls les majò (en français major) dansent le ladja qui s’achevait parfois par la mort d’un des combattants. On appelle major un danseur qui fait autorité. Ses seules armes sont son corps, son agilité, son intelligence. Le ladja nécessite une préparation longue et rigoureuse des majò et fait appel à une maîtrise d’éléments paranormaux, surnaturels que certains qualifient de quimbois, rite équivalent du vaudou haïtien.