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La musique des Antilles françaises,
développée et cantonnée dans un état de musique de divertissement,
longtemps rejetée et condamnée par L’Eglise, jalousement cachée par
les Anciens, n’a été transcrite qu’après 1768. Elle est intrinsèque
des danses qu’elle accompagne.
Bien avant cette date, les danses avaient
reçu le nom de kalennda (ou calenda). Souvent attribuées aux seuls Nègres,
elles venaient pourtant des deux régions qui peuplèrent les Antilles jusqu’au
XIXe siècle : l’Europe et l’Afrique.
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Les kalennda sont des
chants et danses symbolisant la fécondité, que les religieuses
pratiquaient en Europe dans les églises pendant les messes de Noël (fécondité
de la vie) et de Pâques (fécondité de la mort).
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Il convient
d’ajouter à ces danses, les kalennda de la fécondité de la terre
existant en Afrique. Rejetées depuis le XIIe siècle par l’Eglise qui
ne toléraient pas leur caractère licencieux (les danseurs se frottent
le nombril), ces danses étaient qualifiées de sexuelles. |