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Le mot
"carnaval"
viendrait du bas latin "carnaval vamen" pour "carnis
levamen" : enlèvement de la chair
"obligation de
faire maigre après le mardi gras". D'après les chercheurs en folklore et en
religion, le mot serait issu de "carnus navalus" : char en forme de
bateau.
L'origine du carnaval est, nous
le savons, très ancienne; il faut remonter à l'antiquité pour trouver
les antécédents de notre carnaval, de cette manifestation de gaieté
collective qui se situe avant la période d'abstinence du carême et
qu'accompagnent masques, déguisements, chants et
danses. |
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Le carnaval se célèbre en tant
que tel aux Antilles dans le courant du XVIIème siecle. Celui-ci prend
une telle ampleur, qu'en 1885 le maire de Saint-Pierre (capitale de la
Martinique à cette époque) se voit contraint, par avis à la population, de
limiter la sortie des masques à certains jours : le "dimanche, les jours
gras et le mercredi des cendres". L'allégresse est générale et
débordante... |

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Jusqu'en 1902, le carnaval de la
Martinique se déroule essentiellement à Saint-Pierre, et c' est avant
tout le carnaval des classes opulantes : défilés de femmes vêtues de
riches étoffes, parées de leurs bijoux, de "princes" en satin ou en
velours, de pierrots poudrés et de polichinelle...
Ne pouvant s'offrir ces costumes
coûteux, le peuple de petite condition s'en mêle, et se fabrique de
vieilles guenilles, vieux sacs percés, et certains s'enduisent de
nappage de mélasse... |
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Le 8 Mai de cette même
année, une
terrible éruption volcanique de la Montagne Pelée, enterre la ville et
son carnaval; et en 1906, Fort de France, désormais capitale de la
Martinique, fait renaître le carnaval.
Depuis quelques années, certains
carnavaliers multiplient les initiatives pour que les festivités
redémarrent à l'Epiphanie autour de plusieurs manifestations :
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Le concours de chansons créoles (remise
de prix...).
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Des spectacles consacrés aux élections
des reines du carnaval, défilant en tenue de soirée, costume local et
travesti.
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Le Samedi gras, c'est le jour de
la parade des reines.
Le dimanche gras dans
l'après-midi, les reines, mini-reines et travestis descendent dans les
rues, afin de montrer leurs plus beaux
déguisements.
Une ribambelle de petits
garçons sont habillés en clowns, méphistos, arlequin..., traînant
après eux une vieille casserole rouillée, qui fait à sa suite un bruit
infernal.
Des coupeuses de canne à
sucre avec leurs robes de vives couleurs bariolées et leur chapeau
bakoua sur la tête, tiennent d'une main une longue canne avec sa flèche
en panache, et de l'autre un coutelas en bois avec lequel elles vont
mimer la coupe de la canne.
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Le"
Bwa-Bwa", n'y est plus. Voici le "Vaval" à brûler, créé sur une idée de l'actualité du moment, à la
clôture, le Mercredi des Cendres.
"Les nègres gros sirop"
déferlent, le corps enduit de coltar, les paupières peintes en rouge, et
de grandes bouches tracées avec du blanc.
Les orchestres de rues, les chars, les
"Carolines", et les "Moko Zombis" animent les rues encombrées par les
carnavaliers...
La journée s' achèvera par
le grand vidé qui conduira la foule en délire vers le bal "Ti-Tane".
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